Les Ollières sur Eyrieux

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Les Ollières-sur-Eyrieux tient probablement son nom des « oulières », lieu où l'on fabrique les oules ou marmites. Ce qui semble témoigner de la présence de potiers à l'origine du village.
L'existence du village est antérieure au XIIe siècle.
Le Pont sur l'Eyrieux est attesté dès 1284. L'actuel pont a été reconstruit en 1892.

Vers 1720, Les Ollières-sur-Eyrieux a vu se créer un grand centre de moulinage (traitement de la soie), à l'époque où la culture du mûrier commençait à s'implanter dans la région. Au XIXe siècle, l'industrie de la soie n'a cessé de se développer, avec des usines de moulinage, de tissage, puis de mécanique, appartenant à la famille Fougeirol. Edouard Fougeirol, maire des Ollières, a occupé un siège de sénateur, aux débuts de la 3ème République. Les usines ont donné du travail à plusieurs centaines d'ouvriers et d'ouvrières, venus des communes environnantes. La création par les Chemins de fer départementaux (C.F.D.) d'une ligne de chemin de fer à voie étroite, allant de La Voulte-sur-Rhône à Dunières, en Haute-Loire, a beaucoup facilité cette activité industrielle. Au début du XXe siècle, la région des Ollières, et plus largement la vallée de l'Eyrieux, a développé la culture de la pêche de qualité, exportée jusqu'en Angleterre.

En 1944, nombreux sont les Ollièrois à avoir rejoint les maquis des environs, ce qui valut au village d'être bombardé par les Allemands. Une bombe de 50 kg non explosée trônait au-dessus de l'entrée des bureaux, elle était encore présente en août 2014. Les dégâts du bombardement étaient encore visible en 1962.

Le déclin industriel, amorcé dès la fin de la Première Guerre mondiale, s'est accéléré après la seconde. Le train a cessé de fonctionner le 31 octobre 1968, stoppant alors les deux locomotives vapeur Mallet, plusieurs autorails Billard et De Dion Bouton et un locotracteur neuf livré en 1963.

En 1907, la commune se divise pour former l'actuelle commune de Les Ollières-sur-Eyrieux et la commune de Dunière-sur-Eyrieux.


Source: Wikepedia

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Le département des Sources de la Loire est créé le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir de la quasi-totalité de la province du Vivarais. La Révolution française n'est pas partout bien accueillie en Vivarais. Une partie de la noblesse s'exile. Des bandes de Chouans se réfugient dans les montagnes. De 1790 à 1792, plusieurs rassemblements ont lieu au sud du département dans la plaine de Jalès. Lorsque le comte de Saillans tente de soulever le pays dans une contre-révolution royaliste, il est battu à Joyeuse par le général d'Albignac, le 11 juillet 1792. Les troubles nécessitant l'intervention de forces armées régulières persistèrent jusqu'aux environs de 1800, qu'elles soient simple brigandage (la bande de Degout-Lachamp qui s'était fait connaître en 1783 lors de la Révolte des Masques Armés sévit jusqu'en 1796) ou chouannerie résiduelle (Dominique Allier, frère de Claude, prieur de Chambonas et participant des Camps de Jalès), bandits et chouans s'associant parfois (Michel Riou).


Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), le département est occupé par les troupes autrichiennes de juin 1815 à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire).


Le xixe siècle voit le département se développer, notamment grâce à l'industrie de la soie et du papier, de la mine (notamment les hauts-fourneaux de La Voulte) et l'arrivée du chemin de fer. De nombreuses terrasses cultivées mettent en valeur le territoire. L'Ardèche atteint ainsi un pic de population sous le Second Empire, comptant 388 500 habitants selon le recensement de 1861. Département rural, elle ne compte alors aucune grande ville. Cependant, en raison, entre autres, du relief, l'Ardèche est touchée plutôt que d'autres départements par l'exode rural ; « comme dans beaucoup d'autres régions où prévalait un système analogue, le déclin des industries en milieu rural entraîna celui de l'agriculture, et réciproquement. En un siècle, l'Ardèche perdit ainsi plus de cent quarante mille habitants, par émigration ou par dénatalité, soit plus du tiers des Ardéchois du xixe siècle, pour ne plus compter que 245 600 personnes au recensement de 1962 » (A. Frémont, 1997).


La guerre de 1870-1871 voit l'Ardèche lever un régiment de gardes mobiles qui participera à la défense de l'Eure .


À la fin du siècle, le sud viticole subit la crise du phylloxéra. Puis l'Ardèche paye un lourd tribut lors des deux guerres mondiales : en 1918, 12 000 soldats ne reviennent pas du front, et pendant la Seconde Guerre mondiale, plusieurs résistants prennent le maquis, ce qui provoque arrestations et exécutions, mais accélère également le départ des troupes nazies.


Après-guerre, la petite industrie se maintient (hautes vallées des Boutières) ou périclite (mines de Largentière); l'agriculture reprend ses droits avec un milieu de xxe siècle où les fruitiers (pêchers de l'Eyrieux, cerises au sud) connaissent la renommée. Depuis 1962, le nombre d'ouvriers de l'industrie en Ardèche dépasse celui des travailleurs de la terre. Le tourisme, de l'Ardèche verte au nord jusqu'aux zones toutes méditerranéennes entre Aubenas et l'embouchure de l'Ardèche dans le Rhône, est devenu un élément important de l'économie ardéchoise.


Source: Wikepedia